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Chantier : Bâtiment Le Narval à Nanterre Entreprise : Dumez IDF Agence : Doka Ile-de-France |
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Pour répondre aux exigences propres aux nouvelles architectures des bâtiments, Doka propose des systèmes de coffrage et d’étaiement adaptés à l’édification de formes les plus variées et les plus complexes de bâtiment.
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Info Coffrage a interviewé M. Tiradon, directeur technique de Doka France :
IC : Quels systèmes de coffrage préconisez-vous pour construire ces formes toujours plus com-plexes des bâtiments ?
C. Tiradon : Le système Dokaflex s’adapte très facilement au tracé des dalles, même pour des fa-çades courbes et le résultat béton est toujours impeccable. Les tables Dokaflex sont livrées prêtes à l’emploi et dans la configuration voulue. Ces grandes unités de coffrage sont faciles à mettre en oeuvre et autorisent des temps records de 0,19 h/m² pour le coffrage- décoffrage. Pour construire rationnellement les tours, la plateforme SCP constitue la meilleure solution, en auto-grimpant. Les coffrages sont suspendus à la plateforme qui s’élève à la cadence du chantier (voir p.12). Le coffrage de voile Top 50, de onstruction particulièrement flexible, peut recevoir différentes peaux coffrantes selon le résultat recherché et le nombre de réemplois prévu : béton architec-tonique, calepinage des trous de tiges, béton matricé, etc…
IC : En logement, les hauteurs de bétonnage atteignent couram-ment 2,70 m. Les panneaux-cadres modulaires sont-ils appro-priés à ce type d’utilisation ?
C. Tiradon : Le coffrage-cadre Framax est parfaitement adapté à ce type d’application, notamment avec le panneau 2,70 x 2,70 m. Très résistant, il est polyvalent (depuis le parking jusqu’aux étages courants), simple d’utilisation et très sûr avec les passe-relles de sécurité COQI. Sa peau coffrante peut être échangée et les parements béton sont toujours impeccables. C’est un coffrage particulièrement robuste qui coulent des voiles jusqu’à 11 m de hauteur en bâtiment industriel. Dans sa version alu, ce coffrage-cadre, grâce à son faible poids, se translate sans grue.
IC : Les bâtiments de bureaux présentent d’autres types d’exi-gence, notamment du fait des pièces préfa. Y-a-t-il une alternative au coffrage-outil onéreux ?
C. Tiradon : C’est justement pour coffrer les façades de bureaux – et à faible coût grâce à la location -que nous avons développé le coffrage de façade Doka. Il réalise simultanément le maintien, le clave tage des allèges préfa et le coulage des poteaux, avec un maxi-mum de sécurité puisque l’on travaille depuis l’intérieur et en garantissant des cadences rapides.
IC : L’utilisation des nouveaux bétons, comme le béton auto-plaçant, s’affirme chaque jour davantage. Les coffrages Doka sont-ils dimensionnés pour ce béton ?
C. Tiradon : Le recours au béton auto-plaçant, parce qu’il évite la vibration, vit en effet une phase croissante, y compris dans le bâtiment. Il exige un réel savoir-faire du coffrage pour obtenir un résul-tat optimal. Doka est parfaitement en mesure de vous garantir ce résultat aussi bien avec un coffrage-cadre Framax qu’un coffrage Top 50, dans le cadre de notre large panel de prestations et de nos études.
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Solution rapide et flexible avec la table Dokaflex pour les dalles |
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| Christian Tiradon, Directeur technique de Doka France |
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Réflexions sur l'architecture du bâtiment
Chaque année, les Equerres d'argent sont décernées à un bâtiment reconnu "réalisation architecturale de l'année en Fran-ce". Parmi la vingtaine de réali-sations primées, depuis la première équerre récompensant une crèche de 60 berceaux à Saint-Denis jusqu'à celle de la bibliothèque de Troyes, la plu-part des formes architecturales développées présentent une géométrie complexe et variable. Jean Nouvel, le célèbre architecte français, figure deux fois au palmarès des Equerres d'argent : en 1987 pour l'Institut du monde arabe et en 1993 pour l'Opéra de Lyon. Voici quelques extraits de ses réflexions (exprimées en particulier dans l'entretien paru dans "L'architecture en questions" aux éditions du Moniteur). "Jusqu'au début du XXe siècle, l'architecture avait l'ambition de façonner le monde artificiel dans lequel nous vivons, de faire notre ville, nos rues dans un ordre hiérarchisé. Aujourd'hui cela est terminé. Au moment de la reconstruction, on a plus bâti en trente ans que dans toute l'histoire de l'humanité. Tout cela s'est passé très vite (…) sans beaucoup de maîtrise et souvent dans une belle anarchie ! Il y a eu aussi des modèles techniques et culturels et des processus administratifs… De nos jours, l'architecture a changé de nature. Elle n'est plus cette proposition de dominer le milieu naturel et d'y poser les éléments dans un ordre donné. L'architecture a pour vocation de changer le monde qui s'est fait comme par fatalité… Ce qu'il faut c'est concentrer notre attention, redonner une charge d'énergie à tel ou tel lieu, qui existe déjà, avec son vécu propre… Or, la perception sen-sible, les significations, la symbolique des choses changent avec le temps. L'architecture doit se faire dans une matière pré-existante, dans un espace pré-existant ; il y aura toujours ins-cription d'un acte de culture dans l'espace." Pour Jean Nouvel, "l'architecture ne peut plus se poser en discipline autonome refermée sur ellemême et ignorante du monde dans lequel elle s'inscrit. Le projet par nature (…) ne peut qu'être spécifique. Il ne s'agit plus aujourd'hui de bâtir la ville sur quelque table rase miraculeuse, mais de l'améliorer et de la modifier en inventant les procédés qui en mettent en valeur l'existant et le prolongent".
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